Réchauffement climatique

9 - Tribune "Le CO2 c’est la vie"

PDF - 1.2 Mo

Texte complet de la "tribune" publiée le 28/02/2020 sur le site "Ilissos.com"


D’abord je tiens à remercier Ilissos pour son excellent n°148 “Sauver l’écologie de l’écologisme” : il a constitué un des déclics qui m’ont poussé à approfondir mes doutes au sujet des propos diffusés par les mass-médias sur le “réchauffement climatique”. Voici le texte complet, accompagné d’illustrations : il jette un nouvel éclairage sur la problématique du "réchauffement climatique"

- Et pourtant ça chauffe ! -

Scientifique de formation (études en électronique à Milan - en physique à l’université de Pavie - en automatique au CNAM à Paris), j’ai toujours posé un regard critique sur les sujets qui sont donnés en pâture au public comme des évidences indiscutables : parfois il suffit de présenter une information correcte de telle façon qu’elle induise des conclusions diamétralement opposés.

Prenons un exemple (fictif) : en France, pour 40 millions de logements supposons qu’il y ait environ 40.000 cambriolages par an. Cette donnée, indiscutable, peut être présentée de deux façons : 1) En France, la probabilité que votre logement soit cambriolé est de 1 pour mille - 2) Tous les jours en France il y a environ 100 cambriolages. Bien évidemment, si vous devez vendre des systèmes d’alarme ou des assurances, vous savez quelle présentation utiliser …

Il en va de même pour le réchauffement climatique : les courbes des températures augmentent, le taux de CO2 dans l’atmosphère augmente, donc haro sur le CO2 sinon on court à la catastrophe ! Peut-être … mais je veux comprendre pourquoi : c’est le but de cette tribune, agir contre le réchauffement climatique en connaissance de cause et pas parce que "on le dit".

Préalable : je ne suis pas climato-sceptique. Les données des températures et du taux de CO2 atmosphérique depuis 1950 sont, à mon avis, indiscutables : les deux montrent une croissance régulière. Mais pourquoi ?

- Le CO2 c’est la vie ! -

Commençons par le CO2 dont vous pouvez voir l’évolution du taux sur la courbe ci-dessous mise en ligne par l’observatoire de Mouna-Loa dans les Iles Hawaï (voir https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/... )

Il est assez facile de comprendre que le principal responsable de cet accroissement est la consommation humaine d’énergies fossiles à partir du schéma simplifié du cycle du carbone ci-dessous (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle... )

En effet, si on enlève les actions humaines (flèches en pointillé) sur le cycle du carbone, ce schéma nous dit qu’une partie du CO2 atmosphérique (750 Gt = 750 millions de millions de tonnes) est absorbé par la photosynthèse de la masse végétale terrestre (biosphère - 62 Gt/an) et du phytoplancton marin (hydrosphère - 92 Gt/an).

C’est le début de la chaine alimentaire de tout être vivant sur la planète : OUI, le CO2 est à la base de la "vie" sur la planète Terre - NON, le CO2 n’est pas un polluant. La dégradation des végétaux et des animaux (homme inclus) ré-injecte dans l’atmosphère la quasi-totalité du CO2 absorbé, la différence étant constituée par le CO2 fixé sous forme de molécules organique par la croissance de la biomasse terrestre et marine, en carbonate de calcium dans les roches marines sédimentaires et en molécules carbonées dans les gisements de combustibles fossiles. Ce simple schéma, qui donne les ordres de grandeur des quantités de CO2 de notre planète, nous permet de faire des déductions très importantes pour assoir le débat sur le réchauffement climatique sur des bases saines.

1) L’action naturelle de la biosphère et hydrosphère est déficitaire en CO2 d’environ 4 Gt/an, du à l’accroissement naturel des espèces végétales et animales, terrestres et marines et aux sédimentations et fossilisations du CO2 : j’en veux pour preuve le graphique ci-dessous qui retrace les taux de concentration du CO2 atmosphérique sur les 400.000 dernières années (voir https://www.sudouest.fr/2018/05/06/... )

Dans ces époques assez récentes où la configuration des océans et des continents était proche de la configuration actuelle, le cycle naturel du CO2 en faisait réduire progressivement le taux. Les brusques remontées sont due aux cycles astronomiques du système solaire (cycles de Milankovitch, voir https://www.futura-sciences.com/pla... )

2) La durée de vie du CO2 atmosphérique est de 750 Gt ÷ 4 Gt/an ≃ 200 ans. Le surplus de CO2 actuel persistera dans l’atmosphère pendant environ 2 siècles, même si l’humanité arrêtait d’émettre du CO2 du jour au lendemain.

3) L’humanité toute entière fait partie des 2000 Gt de la biosphère. D’un point de vue "être vivant", au même titre que la croissance des forêts, l’accroissement de la population humaine constitue un puits de rétention du CO2 par la biosphère (je fais évidemment abstraction de la disponibilité des ressources et des pollutions industrielle induites par les modes de vie des diverses populations humaines). Donc, il faut rejeter totalement tout discours eugénique tendant à faire croire que la croissance de l’humanité serait responsable d’une partie de l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique.

4) L’utilisation par l’humanité des combustibles fossiles ainsi que la déforestation injectent dans l’atmosphère entre 7 et 8 Gt de CO2 par an, ce qui représente une augmentation d’environ 1% par an du taux de CO2 : puisque ce CO2 ne fait que s’accumuler, au bout de 50 ans d’activités humaines son taux aura augmenté d’environ 50%. Confirmation de l’exactitude de ce raisonnement en termes d’ordre de grandeur : regardez sur la courbe du taux de CO2 de l’observatoire de Mauna-Loa, en 1970 il était d’environ 320ppm, si on y ajoute 50% (donc 160ppm) pour 50 ans de plus, le raisonnement ci-dessus devrait conduire à un taux d’environ 480ppm en 2020 ... et c’est bien ce qu’on relève sur la courbe de Mauna-Loa ! Donc, l’augmentation du taux de CO2 actuel est entièrement due aux activités humaines d’utilisation des combustibles fossiles et de déforestation.

- Chaud devant ! -

Passons maintenant aux températures ... elles augmentent, le relevé ci-dessous des températures moyennes de la surface de la planète l’atteste (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%... )

Notre planète est réchauffée par le rayonnement solaire qu’elle reçoit : en limitant notre analyse au dernier siècle écoulé on peut considérer que les conditions astronomiques (activité solaire, cycles de Milankovitch) sont stables. Donc le rayonnement solaire reçu est constant et n’est pas la cause de cette augmentation des températures.

Mais comment le rayonnement solaire nous réchauffe-t-il ? C’est de la physique de base, tout rayonnement est un flux composé de photons, chaque photon transportant une quantité d’énergie inversement proportionnelle à sa longueur d’onde : la surface du soleil, qui est à la température d’environ 5600°C, émet un rayonnement dont le spectre va de la lumière ultraviolette (longueur d’onde ≃ 0,2µm) au proche infrarouge (longueur d’onde ≃ 2µm) qui atteint notre atmosphère.

Notre atmosphère est composée de différents gaz, principalement azote (N2), oxygène (O2), ozone (O3), dioxyde de carbone (CO2), et de vapeur d’eau (H2O) : les molécules de chaque gaz sont transparentes pour la lumière visible mais sont opaques pour les longueurs d’onde ultraviolette et infrarouge du rayonnement solaire qui correspondent aux bandes d’absorption de l’oxygène, de l’azote et de la vapeur d’eau. Tous les photons dont les longueurs d’onde correspondent aux bandes d’absorption de ces gaz sont donc bloqués et leur énergie est transférée aux molécules de gaz qui ont absorbé les photons : les gaz sont ainsi réchauffés par les photons. Ce processus est totalement indépendant de la densité du gaz, à partir du moment où il est uniformément présent.

Un très bon exemple est donné par l’ozone O3 : la concentration de l’ozone atmosphérique est d’environ 10ppm (40 fois moins que le CO2) et si on concentrait tout l’ozone à la surface de la planète on en obtiendrait une couche de 3mm d’épaisseur. Ors, cet ozone bloque TOUT le rayonnement ultraviolet solaire jusqu’à 0,3µm : on en pris conscience lorsque on à provoqué des véritables "trous" (des zone entières de l’atmosphère, près de pôles, où il n’y avait plus d’ozone) par la dispersion des CFC. Il a suffit d’arrêter d’utiliser les CFC pour que les "trous" se résorbent et l’absorption des UV redevienne totale.

- Au cœur du sujet -

Observons l’illustration suivante ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet... ) :

Elle nous montre les longueurs d’onde des bandes d’absorption des principaux gaz composant notre atmosphère et des rayonnements qui la traversent, les radiations solaires et les radiations thermiques terrestres : la surface planétaire étant chauffée par le rayonnement solaire, à son tour perd sa chaleur en émettant du rayonnement aux longueurs d’onde comprises entre environ 3µm et 50µm, rayonnement correspondant à la température moyenne d’environ 15°C, qui est aussitôt absorbé par les gaz de l’atmosphère.

À partir de cette illustration, on va quantifier, approximativement, l’absorption des radiations par l’atmosphère :
- environ 80% du rayonnement solaire (toute la partie "visible") traverse l’atmosphère, donc environ 20% est bloquée par les bandes d’absorption dans l’ultra-violet de l’oxygène O2 et de l’ozone O3 et par les bandes d’absorption dans le proche infrarouge de la vapeur d’eau : ces 20% réchauffent l’atmosphère ;
- environ 25% du rayonnement terrestre (la zone autour des 10µm) traverse l’atmosphère, donc environ 75% est bloquée essentiellement par les bandes d’absorption dans l’infrarouge de la vapeur d’eau et du CO2 : ces 75% réchauffent l’atmosphère.

À ces considérations sur l’absorption atmosphérique des rayonnements, il faut ajouter le phénomène de réflexion du rayonnement solaire par la surface des nuages dans l’atmosphère et par la surface des océans et des continents : c’est l’albédo terrestre, variable en fonction des couvertures nuageuses et des saisons, auquel les scientifiques donnent une valeur moyenne d’environ 30%.

Cet ensemble de considérations permet de réaliser l’illustration ci-dessous (de ma composition) :

Donc ... pour une puissance solaire incidente de 100W, 20W sont absorbés par les gaz de l’atmosphère (comme vu ci-dessus) et 32W sont réfléchis par l’albédo terrestre (≃30%, comme vu ci-dessus) : il restent donc 48W qui réchauffent la surface des océans, mers, calottes glaciaires et continents, et qui sont réémis sous forme de rayonnement infrarouge terrestre. (Comme vu ci-dessus) 75% de ces 48W = 36W de rayonnement infrarouge terrestre sont absorbés par l’atmosphère et s’ajoutent aux 20W du rayonnement solaire. En tout donc l’atmosphère est réchauffée par 56W / 100W incidents.

C’est ce qu’on appelle improprement "effet de serre" car l’atmosphère ne fonctionne pas comme une serre horticole : l’atmosphère est bien chauffée par du rayonnement (car elle est composée de gaz à "effet de serre") mais elle ne retient la chaleur que le temps nécessaire aux mouvements de convection verticale des masses d’air de la transporter au sommet de la troposphère où elle s’évacue vers l’espace par rayonnement infrarouge. Ce temps est de l’ordre de quelques heures à quelques jours en fonction de la couverture nuageuse locale et c’est uniquement cela qui nous réchauffe. S’il n’y avait que le rayonnement pour évacuer la chaleur reçue, on serait tous morts de froid car tout rayonnement se propage à la vitesse de la lumière : quelques secondes après avoir été chauffée par le rayonnement solaire, la chaleur de la surface serait aussitôt évacuée dans l’espace par le rayonnement infrarouge (le scientifiques ont calculé que, sans l’effet de serre de l’atmosphère, la surface de la planète serait à -18°C).

La courbe de la température de l’atmosphère en fonction de la hauteur permet de comprendre comment ça fonctionne (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Atmos...’atmosphere.png )

On voit bien sur l’image ci-dessus que la partie haute de l’atmosphère, la mésosphère, est chauffée par le rayonnement solaire incident. La partie basse de la troposphère est chauffée par le rayonnement infrarouge terrestre : il s’agit bien et uniquement de la couche d’air au contact avec la surface qui est chauffée par absorption du rayonnement infrarouge terrestre (mettez-vous devant un feu de cheminée ... son rayonnement infrarouge vous le ressentez uniquement à proximité ... normal, il est absorbé par l’air devant vous ... plus loin il fait froid !).

À cause de la rotation terrestre, de l’alternance jour/nuit, des saisons, des différences entre les rayonnement infrarouge émis par les océans ou les continents, les masses d’air se mélangent en permanence mais leurs mouvements répondent avant tout aux lois de la gravité : l’air chaud, plus léger que l’air froid, monte, se dilate et se refroidit mais transporte avec lui la chaleur jusqu’en haut de la troposphère, à environ 10 km de hauteur où la densité de la vapeur d’eau devient insuffisante pour bloquer le rayonnement infrarouge émis par les masses d’air. C’est donc uniquement par convection (mouvement des masses d’air) que la chaleur de la surface terrestre est transportée et ensuite évacuée par rayonnement vers l’espace. Et c’est cette chaleur que nous ressentons car nous "baignons" dans les premiers mètres de l’atmosphère : c’est elle qui est mesurées sur les courbes de température.

En chiffres, la puissance solaire incidente est de 174.000 TW (pour mémoire 1 TW = 1 million de MW) et donc la puissance stockée par l’atmosphère est de environ 97.000 TW (56%) : c’est cette puissance qui nous réchauffe à la surface de la planète. Cette puissance est une partie invariante due au rayonnement solaire incident et est totalement indépendante de la concentration des gaz de l’atmosphère. La température (en moyenne annuelle) mesurée à la surface dépende donc uniquement de la puissance solaire incidente qui est constante (en moyenne annuelle) et devrait être stable : il faut chercher ailleurs les causes de l’augmentation enregistrée des températures.

- Et tu redeviendras poussière (Gn 3,19) -

L’atmosphère terrestre est, bien entendu, composée de gaz mais charrie aussi des millions de tonnes de particules fines en suspension : une partie est d’origine naturelle mais une partie est d’origine anthropique, due aux activités humaines. Dans un article de la revue "Sciences et vie" de mars 2012, mis à jour en octobre 2018, on peut relever les quantités de poussières qui sont injectées annuellement dans l’atmosphère :
- 2.150 millions de tonnes de poussières minérales sont arrachées par les vents aux sols
- 2.240 millions de tonnes de poussières de sel de mer sont mises en suspension dans l’air par l’évaporation des embruns marins
- 170 millions de tonnes de poussières organiques produites par les incendies des forêts et de prairies
- 300 millions de tonnes de poussières que génèrent les activités humaines : mines, sidérurgie, pétrochimie, transports…

Ces poussières sont "indispensables" pour la formation des gouttes d’eau et des grains de glace au sein des nuages et retombent au sol au bout de 1 à 2 ans : elles constituent néanmoins un voile opaque d’environ 4.400 millions de tonnes qui circule en permanence dans l’atmosphère. Pour évaluer l’incidence de ce voile de poussières sur le réchauffement de l’atmosphère par le rayonnement solaire, je me suis servi des mesures effectuées pendant les observations de la dernière grande éruption volcanique, celle du Pinatubo en 1991 (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinatubo et aussi sur le site web du Smithsonian Institute https://volcano.si.edu/volcano.cfm?... ) dont le paroxysme s’est déroulé du 12 juin au 2 septembre et a injecté dans l’atmosphère 10 km3 de matière, équivalent à 30.000 millions de tonnes (densité des roches volcaniques = 3 environ). Très chaudes lors de l’éruption, ces poussières sont montées jusqu’à 20 km de hauteur et ont été rapidement étalées par les jet streams dans toute l’atmosphère terrestre où elles y sont restées pendant environ deux ans. Les effets des éruptions volcaniques sur le rayonnement solaire sont parfaitement visibles sur la courbe de "transmission atmosphérique" élaborée par l’observatoire de Mouna-Loa ( https://www.esrl.noaa.gov/gmd/webda... ) :

En ce qui concerne l’éruption du Pinatubo, cette courbe nous montre que la transmission atmosphérique (transparence de l’atmosphère) a été réduite de 0,93 à 0,88 en moyenne pendant deux ans : les 30.000 millions de tonnes des poussières de cette éruption ont donc réduit pendant deux ans d’environ 5% le rayonnement solaire arrivant à la surface de la planète.

- Un bilan énergétique modifié par les poussières -

Mais que devient mon bilan énergétique de l’atmosphère si on ajoute un "voile" qui absorbe 5% du rayonnement ? Cette absorption agit à toutes les longueurs d’onde sur le rayonnement solaire incident et réfléchi, ainsi que sur le rayonnement infrarouge terrestre. Mon schéma devient ainsi le suivant :

Il y a donc moins de puissance qui réchauffe le sol, mais plus de puissance qui réchauffe l’atmosphère. Normal, pourrait-on dire, le rayonnement solaire incident est le même, il est juste reparti différemment entre la surface et l’atmosphère : oui, mais c’est l’atmosphère qui nous réchauffe et, avec le voile de poussières, celle-ci contient plus d’énergie (62,5W au lieu de 56W pour 100W de rayonnement solaire), donc les températures mesurées augmentent. En chiffres, la puissance solaire incidente est de 174.000 TW et donc, à cause d’un voile de poussières qui en absorbe 5%, la puissance stockée par l’atmosphère devient égale à environ 109.000 TW (62,5%) au lieu de 97.000 TW (56%). L’éruption du Pinatubo à injecté dans l’atmosphère 30.000 millions de tonnes de poussières : elles ont réduit l’ensoleillement de 5% pendant deux ans et produit un réchauffement supplémentaire de l’atmosphère de 12.000 TW. Cela signifie que 100 millions de tonnes de poussières réchauffent l’atmosphère de 40 TW.

Ors, on a vu que des évaluations récentes estiment à environ 400 millions de tonnes par an le volume de poussières injectées dans l’atmosphère, dues aux activités humaines de déforestation et d’utilisation d’énergies fossiles : ces 400 millions de tonnes de poussières anthropiques sont donc responsables de 160 TW de réchauffement de l’atmosphère. Et 160 TW c’est l’équivalent de la puissance produite par 160.000 centrales thermiques ou nucléaires !

- Une correspondance remarquable -

Mais y-a-t il une corrélation entre ces poussières anthropiques et la courbe d’augmentation des températures ?

En ce qui concerne la déforestation je n’ai pas trouvé de mesures ou des évaluations permettant de déduire une quelconque croissance au cours des derniers 50 ans (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%... ) : on va supposer que les pratiques de déforestation sont restées en moyenne stables sur les 50 dernières années. Donc, bien qu’elles contribuent au réchauffement climatique, elle ne seraient donc pas responsables de l’augmentation des températures.

En ce qui concerne l’utilisation des énergies fossiles on connait avec précision les consommations mondiales des différentes énergies (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Resso... ), visualisées dans les courbes ci-dessous :

À partir de ces informations, je me suis permis de tracer un diagramme des consommations entre 1965 et 2015 des seules énergies dont la combustion génère des particules fines, le pétrole (Oil) et le charbon (Coal), et d’y superposer le tracé de l’évolution des températures sur la même période. Voici ce que j’obtiens :

Cela donne à réfléchir ...

Pour ma part, il n’y a plus aucun doute : les activités humaines utilisant des énergies fossiles polluantes (dérivés du pétrole, charbons et bois) et la déforestation, injectent en permanence dans l’atmosphère un flux de particules qui en augmente l’énergie par une majeure absorption des rayonnements solaires et infrarouge et, par conséquence directe, sa température moyenne.

Ni sceptique, ni catastrophique : le réchauffement climatique est une réalité et je pense avoir repéré le principal responsable auquel il convient de s’attaquer en priorité !

- LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE PAR LES POUSSIÈRES ANTHROPIQUES EST LA CLÉ DU PROBLÈME -

Résumons :

1) Le CO2 n’est pas en cause parce que son blocage radiatif est constant : le réchauffement provoqué par le CO2 est du à ses bandes d’absorption dans l’infrarouge qui ne dépendent pas de la concentration du CO2. Plus de CO2 n’implique pas modification des bandes d’absorption, qui, avec la vapeur d’eau, captent déjà toute l’énergie infrarouge aux longueurs d’onde correspondantes. Par contre le CO2 est un excellent “thermomètre” indicateur de l’utilisation cumulée des combustibles organiques fossiles. Sa durée de vie dans l’atmosphère étant de l’ordre de la centaine d’années, son taux continuera de croître tant que l’humanité utilisera des énergies fossiles.

2) L’apport anthropique d’énergie d’origine fossile et nucléaire (de l’ordre de 15 TW) est insignifiant face à l’énergie solaire absorbée (de l’ordre de 100.000 TW) : environ 75% de cette énergie réchauffe le système sol-mer-atmosphère et est évacué par convection verticale des masses d’air (la chaleur au sommet de la troposphère peut rayonner librement vers l’espace - c’est la signature infrarouge de la terre vue par les satellites).

3) L’ensemble des pollutions anthropiques de l’atmosphère (400 millions de tonnes par an) absorbe une partie du rayonnement solaire incident, du rayonnement solaire réfléchi et une partie du rayonnement infrarouge sortant pour un équivalent de 160 TW, ce qui augmente la température moyenne de l’atmosphère : c’est cela qui est relevé par les courbes de température. Cette pollution (contrairement aux poussières volcaniques) ne s’épuise pas car elle est renouvelée par l’utilisation des combustibles fossiles (dérivés du pétrole, charbons et bois) et la déforestation : l’espoir énorme réside dans leur rapide disparition (par sédimentation) au bout de 1 à 3 ans (comme les poussières volcaniques). La vérification expérimentale de cette assertion pourra se faire en réduisant (voire en arrêtant) mondialement la déforestation et l’utilisation des énergies polluantes en les remplaçant par d’autres non polluantes, et ensuite en mesurant la baisse correspondante des températures au bout de 2 ans de sédimentation.

LES BONNES MESURES À PRENDRE TOUT DE SUITE

-  Arrêter mondialement la déforestation par brulis
-  Arrêter mondialement l’utilisation des bois, charbons et fiouls lourds pour produire de l’électricité et du chauffage.
-  Produire l’électricité uniquement à partir de ressources gaz, nucléaires et renouvelables.
-  Chauffer l’habitat uniquement avec des ressources gaz et électriques.
-  Convertir la totalité des dérivés lourds de l’industrie pétrolière en goudrons et bitumes : seuls les dérivés légers (gaz et essences) doivent pouvoir servir de combustibles.
-  Pour les transports, utiliser uniquement des combustibles légers (essences et gaz)

CONCENTRER LES EFFORTS SUR LA RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE PARTICULES EST UN OBJECTIF RÉALISABLE QUI DOIT ÊTRE LA PRIORITÉ DE TOUS LES DÉCIDEURS : UN PARI À PRENDRE MAINTENANT POUR EN VOIR LES EFFETS DANS DEUX ANS

- Objection, objection ! -

Mais, franchement, je suis le seul à avoir vu ça ? Non, je ne peux pas y croire, mes calculs sont approximatifs mais leurs ordres de grandeurs sont réalistes et mes conclusions ne vont pas à l’encontre de la tendance générale soutenue par les expert du GIEC qui demandent une réduction des énergies fossiles émettrices de CO2 : je mets l’accent sur les particules fines émises par les combustibles fossiles carbonés, ce qui permettrait de concentrer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique.

La transition énergétique pourrait s’effectuer par étapes en commençant par interdire mondialement la déforestation par brulis et l’utilisation des combustibles les plus émetteurs de particules fines (charbons et fuels lourds) en les remplaçant par des gaz et des énergies nucléaires et renouvelables.

Mais alors pourquoi le GIEC ne le dit pas clairement ? Pourquoi leur affichage porte sur une relation directe "augmentation de CO2 = augmentation des températures" ? Même si ce n’est pas faux, parce que ce sont bien les émissions de CO2 issues des combustibles fossiles et des forêts brulées qui contiennent la quasi totalité des particules fines anthropiques qui provoquent l’augmentation des températures, ces affirmations incitent à faire des efforts contreproductifs : par exemple un véhicule à motorisation électrique est une hérésie face au même véhicule à motorisation à gaz et risque d’aggraver le réchauffement climatique tant que l’électricité sera en partie produite par des centrales à pétrole ou à charbon.

À mon humble avis, c’est politique : en déclarant le CO2 comme "coupable idéal" ils désignent tous et personne ... tous se sentent coupables d’émettre du CO2 dans leurs gestes quotidiens mais aucun décideur n’est désigné comme responsable ... ils ne vont tout de même pas mordre la main qui les nourrit et ils vont pouvoir tourner longtemps autour du pot !

C’est ainsi que les U.S. rouvrent des mines de charbon et deviennent les premiers producteurs mondiales de pétrole en exploitant les schistes bitumineux main dans la main avec le Canada, que la Chine, l’Allemagne et la Pologne continuent à faire tourner leurs centrales à charbon, que l’Australie s’enrichit en exportant son charbon et ainsi de suite, tout ce beau monde rejetant unilatéralement les accords de réduction des émissions de CO2 signés dans les différentes COP.

La planète s’en remettra, avec un peu moins d’êtres vivants à son bord, car le réchauffement climatique aura fait son travail d’élimination : mais ce n’est pas certain que ce sera l’humanité qui en sortira gagnante.


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